Notre lecture
Comment sent Jungle pour Homme ?
Kenzo lance Jungle pour Homme en 1998, deux ans après Jungle L’Éléphant pour femme. Olivier Cresp le compose. Le départ est inattendu. Un citron vert sucré s’y mêle au maté, cette herbe sud-américaine qui sent le thé vert et le tabac blond. On est loin des agrumes classiques de l’époque. Le cœur passe aux épices avec la muscade et la cardamome, posées sur une graine d’ambrette légèrement musquée. Le fond est boisé et un peu fumé. Le gaïac et le cèdre lui donnent une sécheresse de copeaux de bois, que le benjoin réchauffe d’une note résineuse. Le parfum reste discret et ne cherche pas à séduire tout de suite. Il partage avec Terre d’Hermès, sorti huit ans plus tard, ce goût des bois secs et des agrumes. Jungle pour Homme est cependant plus épicé et moins minéral. Il mériterait d’être mieux connu, d’autant que le flacon a changé plusieurs fois et brouille sa reconnaissance en rayon.
Quand le porter
Pour la mi-saison, en journée ou en soirée décontractée. Trois pulvérisations sur le torse, il reste assez proche de la peau.
Classé dans la famille boisé, épicé , Jungle pour Homme fait partie des 17 créations de Kenzo présentées dans notre encyclopédie.