Ambre : quelle odeur ?
L'ambre sent d'abord la chaleur : une résine ambrée, légèrement fumée, adoucie par une vanille crémeuse et une touche poudrée qui rappelle le baume et le cuir tendre. Selon le dosage, il peut tirer vers le caramel, la cire d'abeille ou la tonalité balsamique d'un vieux bois ciré. Sur la peau, l'accord se révèle lentement : il gagne en rondeur au fil des heures, s'arrondit, puis laisse un fond sensuel, presque charnel, qui semble fusionner avec la chaleur du corps.
Origine et fabrication
Il ne faut pas le confondre avec l'ambre fossile, résine sans odeur utilisée en joaillerie, ni avec l'ambre gris, concrétion d'origine marine. L'accord ambré est une construction de parfumeur apparue à la fin du XIXe siècle, héritière des baumes orientaux. Sa base classique associe le labdanum, gomme tirée du ciste d'Espagne, à la vanille ou à la vanilline de synthèse, au benjoin du Laos et parfois au styrax. Les grands orientaux du début du XXe siècle en ont fait une signature de la parfumerie française.
L'usage en parfumerie
Presque toujours placé en fond, l'ambre sert de socle chaud à la composition : il fixe les notes plus volatiles et donne du relief aux épices, aux fleurs blanches et aux bois. Associé à la vanille et à l'encens, il signe les grands orientaux comme Opium d'Yves Saint Laurent ou Obsession de Calvin Klein. Dans une lecture plus moderne et aérienne, il se fait lumineux et minéral dans Baccarat Rouge 540 de Maison Francis Kurkdjian. Son effet est toujours le même : envelopper, arrondir, prolonger.
Comment la porter
L'ambre se porte surtout en automne et en hiver, le soir ou par temps froid. Il séduit les amateurs de parfums chaleureux, sensuels et persistants, quel que soit le genre.

