Santal : quelle odeur ?
Le santal sent un bois tendre et crémeux, avec une facette lactée, presque beurrée, et une douceur légèrement sucrée. On y perçoit aussi des nuances d'encens doux, de peau chaude et parfois de rose. Contrairement au cèdre ou au vétiver, il n'est ni sec ni terreux. Sur la peau, il se révèle lentement dans le fond et tient des heures, donnant aux compositions une rondeur veloutée.
Origine et fabrication
Le santal le plus réputé est Santalum album, longtemps associé à la région de Mysore, en Inde, où sa surexploitation a conduit à de fortes restrictions. Des plantations de Santalum album existent aujourd'hui en Australie, qui produit aussi Santalum spicatum, plus sec. La Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu fournissent Santalum austrocaledonicum. L'huile est distillée à partir du cœur du bois. Des molécules de synthèse comme le Javanol ou le Sandalore complètent ou remplacent souvent le naturel.
L'usage en parfumerie
Le santal se place en fond, où il sert de socle crémeux et de fixateur. Il se marie à la rose, au jasmin, à l'iris, à la vanille, aux épices et aux muscs. Santal 33 de Le Labo l'associe au cuir, au papyrus et à la cardamome, Opium d'Yves Saint Laurent l'intègre à son fond ambré et vanillé, et N°5 de Chanel l'emploie pour arrondir son bouquet aldéhydé.
Comment la porter
Le santal se porte toute l'année ; il plaît à ceux qui aiment les parfums doux, chaleureux et enveloppants, sans lourdeur.

