Patchouli : quelle odeur ?
Le patchouli s’ouvre sur une note camphrée, presque mentholée, puis dévoile une odeur de terre mouillée, de cave et de racines. En séchant, il devient plus boisé, ambré, avec des accents de cacao amer et de feuilles sèches. Sur la peau, il tient des heures et évolue vers une chaleur veloutée, un peu vineuse. Les qualités fractionnées, plus propres, perdent le côté terreux pour garder une facette boisée lumineuse, très présente dans les parfums modernes.
Origine et fabrication
Le patchouli (Pogostemon cablin) est cultivé surtout en Indonésie, notamment à Sulawesi et Sumatra, qui assure la majeure partie de la production mondiale. Les feuilles sont séchées et légèrement fermentées avant d’être distillées à la vapeur. Au XIXe siècle, on glissait des feuilles de patchouli dans les châles venus d’Inde pour éloigner les mites, ce qui fit connaître son odeur en Europe. Sa molécule principale est le patchoulol.
L'usage en parfumerie
Le patchouli s’utilise en fond, où il ancre et prolonge la composition. Il forme avec la bergamote et la mousse de chêne l’ossature du chypre, et s’allie à la rose, à la vanille, au chocolat et aux épices. Angel de Mugler, en 1992, en fait le contrepoint d’un accord gourmand ; Coco Mademoiselle de Chanel l’associe à la rose et au vétiver dans un chypre moderne ; Black Orchid de Tom Ford l’utilise pour assombrir sa base.
Comment la porter
Le patchouli se porte surtout en automne et en hiver ; il séduit les amateurs de parfums profonds, sensuels et affirmés.

