Café : quelle odeur ?
Le café en parfum oscille entre deux pôles : l'amertume sèche de l'espresso, grillée et presque cacaotée, et la douceur crémeuse d'un café au lait sucré. On y perçoit des facettes de pain brûlé, de noisette, parfois de tabac. Placé en cœur ou en fond, il se fond peu à peu dans la vanille et les bois, laissant un sillage chaud, réconfortant, qui tient bien sur la peau et les vêtements.
Origine et fabrication
Les grains proviennent des caféiers arabica et robusta cultivés en Éthiopie, au Brésil, en Colombie ou au Vietnam. La torréfaction crée des centaines de molécules odorantes, fragiles et difficiles à capturer. Les parfumeurs utilisent donc des extraits au CO2 de grains torréfiés, qui restituent l'odeur fidèlement, complétés de molécules pyraziniques et furaniques. Longtemps rare en parfumerie fine, le café s'est installé avec l'essor des gourmands à la fin des années 1990.
L'usage en parfumerie
Le café se place en cœur ou en fond. Il s'associe à la vanille, au patchouli, au caramel et à la fève tonka pour les accords gourmands, mais aussi aux fleurs blanches pour un contraste nocturne. A*Men de Mugler l'a intégré à son accord torréfié, Black Opium d'Yves Saint Laurent en a fait sa signature face au jasmin, et Replica Coffee Break de Maison Margiela le rend lacté et réconfortant.
Comment la porter
Idéal en automne, en hiver et le soir. Il séduit les amateurs de gourmands et de parfums chaleureux au caractère affirmé.

