Notre lecture
Comment sent Carbone de Balmain ?
Balmain lance Carbone en 2010 pour les hommes, avec un nom qui annonce la couleur. Le départ mêle poivre de Madagascar, élémi et lierre. C’est vert, résineux et un peu métallique. La figue arrive ensuite, plus sombre que laiteuse, entourée d’encens et de vétiver. On pense à une branche brûlée plus qu’à un fruit mûr. Le fond s’adoucit avec le benjoin, une vanille sans sucre et des muscs blancs qui gomment les angles. Rien n’est lourd. Le parfum reste assez droit, avec une fumée qui ne pique jamais vraiment les yeux. Comparé à Encre Noire de Lalique, autre boisé sombre de la même époque, Carbone paraît moins humide et plus épicé. Il manque toutefois un peu de caractère dans la seconde moitié : une fois l’encens retombé, on se retrouve avec un boisé musqué assez sage. Le parfum d’origine se trouve aujourd’hui difficilement, et le Carbone vendu par Balmain depuis n’a pas la même formule.
Quand le porter
Un boisé de bureau pour l’automne, qui passe bien avec une veste en laine. Trois pulvérisations le matin tiennent jusqu’au déjeuner.
Classé dans la famille boisé, épicé , Carbone de Balmain fait partie des 7 créations de Balmain présentées dans notre encyclopédie.