L'histoire de Balmain
Pierre Balmain ouvre sa maison de couture rue François-Ier à Paris en 1945. Sa silhouette Jolie Madame, élégante et très construite, habille la clientèle chic de l'après-guerre. Le parfum suit très vite. En 1947, Germaine Cellier compose Vent Vert. Ce floral chargé en galbanum affiche une intensité rare pour l'époque. Elle signe aussi Jolie Madame en 1953, un chypre cuiré à la violette. Ivoire arrive en 1979, composé par Francis Camail et Michel Hy. C'est un floral vert et poudré, dans la lignée de Vent Vert. Après la mort du couturier en 1982, la maison traverse des années plus discrètes. Olivier Rousteing en prend la direction artistique en 2011 et lui rend sa visibilité. Le groupe qatari Mayhoola rachète Balmain en 2016. En parfumerie, Interparfums reprend la licence en 2012. Son premier lancement est une Ivoire retravaillée en eau de parfum par Michel Almairac et Jacques Flori.
Une signature olfactive
Chez Balmain, le parfum se pense d'abord en vert. Vent Vert a fixé la règle en 1947 avec une dose massive de galbanum. Ivoire reprend ce fil avec plus de douceur. Dans sa version de 2012, la violette et la mandarine ouvrent sur un cœur de jasmin et de rose, traversé par l'amertume du galbanum. Le fond de cèdre et de vétiver reste sec et propre. On est loin des floraux sucrés actuels : Ivoire sent la chemise blanche repassée, pas le bonbon.
Quel parfum Balmain choisir ?
Dans notre base, Balmain est représentée par Ivoire, dans sa version eau de parfum de 2012. Il conviendra aux amateurs de floraux verts et de parfums propres, au printemps comme en été. C'est un excellent parfum de bureau, discret sans être fade. Deux pulvérisations sur la peau suffisent. Les flacons d'avant 2012, plus riches en patchouli et en mousse, intéresseront surtout les collectionneurs. Pour situer Ivoire, sentez N°19 de Chanel, plus froid et plus iris.