Notre lecture
Comment sent N°5 Eau Première ?
En 2008, Jacques Polge propose une lecture plus claire du N°5. Eau Première garde les mêmes matières, mais change les proportions. L’ylang-ylang des Comores est adouci, les aldéhydes et le néroli gagnent en fraîcheur. On le sent dès le départ : une effervescence savonneuse, un peu métallique, qui évoque le linge propre plutôt que la poudre de riz. Le cœur reste fidèle à la maison. La rose de mai et le jasmin de Grasse forment un bouquet net, moins capiteux que dans l’original. Le fond mêle vanille, vétiver et muscs blancs. C’est là que la différence se sent le plus : moins d’animalité, plus de douceur boisée. Face au N°5 en eau de parfum, Eau Première paraît plus jeune et plus lisse. Certains y verront une version affadie. On préfère dire qu’elle rend le N°5 portable à 9 heures du matin, ce qui n’est pas rien.
Quand le porter
Un floral aldéhydé qui passe au bureau, ce qui est rare. Deux pulvérisations sur le cou suffisent, il diffuse davantage qu’on ne le croit.
Classé dans la famille floral, poudré , N°5 Eau Première fait partie des 45 créations de Chanel présentées dans notre encyclopédie.