Notre lecture
Comment sent Liu ?
Jacques Guerlain crée Liu en 1929. Il lui donne le nom de Liù, la jeune servante de Turandot, l’opéra de Puccini. Les aldéhydes ouvrent le parfum avec un éclat poudré et savonneux, adouci de bergamote et de néroli. On pense à de la soie qu’on vient de repasser. Le cœur unit la rose et le jasmin. Les deux fleurs restent fondues dans ce halo aldéhydé, sans jamais devenir capiteuses. Le fond est le moment le plus Guerlain du parcours. La vanille se pose sur des notes boisées et sur un iris poudré qui rend la peau très douce. Aujourd’hui, Liu se vend en eau de parfum dans la collection Les Parisiennes, avec le flacon aux abeilles. La comparaison avec N°5 de Chanel, lancé en 1921, est inévitable. Liu paraît plus sombre et plus vanillé, moins pétillant aussi. Il reste un parfum d’initiés, peu connu en dehors des boutiques Guerlain.
Quand le porter
Pour une soirée d’hiver ou une sortie au théâtre, deux pulvérisations sur la nuque. Il gagne à être porté sur une peau légèrement hydratée.
Classé dans la famille floral, poudré , Liu fait partie des 89 créations de Guerlain présentées dans notre encyclopédie.