Notre lecture
Comment sent Nahéma ?
Guerlain lance Nahéma en 1979. Jean-Paul Guerlain le compose avec Anne-Marie Saget, qui travaille alors à ses côtés. Le nom vient d’une légende, celle d’un sultan et de ses deux filles jumelles. L’une est docile, l’autre ardente, et Nahéma est la seconde. Le parfum est une rose, mais une rose énorme. Il fut parmi les premiers à employer les damascénones, des molécules alors toutes neuves qui donnent à la rose un côté fruité de confiture. Le départ joue la pêche et la bergamote. Puis la rose emplit tout, soutenue par l’ylang-ylang et le jasmin. Le fond est typique de la maison. Vanille, benjoin, baume du Pérou et santal s’y retrouvent. Nahéma n’a pas trouvé son public à sa sortie et reste pourtant disponible en eau de parfum. À côté de Paris d’Yves Saint Laurent, autre rose opulente sortie en 1983, Nahéma est plus fruité et plus balsamique. Il demande une peau et une saison qui s’y prêtent.
Quand le porter
Une rose du soir pour l’automne et l’hiver, à réserver aux grandes occasions. Une pulvérisation suffit, deux remplissent la pièce.
Classé dans la famille floral, oriental / ambré , Nahéma fait partie des 89 créations de Guerlain présentées dans notre encyclopédie.