Notre lecture
Comment sent Boucheron (femme) ?
En 1988, le joaillier de la place Vendôme lance son premier parfum pour femme. Francis Deleamont et Jean-Pierre Bethouart en signent la formule, présentée dans un flacon en forme de bague. C’est un floral ambré dans la grande tradition de la fin des années 1980. Le départ est déjà chargé. On y sent la tagète, la fleur d’oranger et l’abricot, avec du galbanum vert et des agrumes. Le cœur est une gerbe de fleurs blanches et jaunes : tubéreuse, ylang-ylang, jasmin et narcisse. L’iris et le géranium y ajoutent une note poudrée. Le fond est riche. L’ambre, le santal et le benjoin s’y mêlent à un peu de vanille et à la mousse de chêne. La civette donne une chaleur animale assez nette. On le rapproche de Poison de Dior, sorti trois ans plus tôt, mais Boucheron est plus solaire et moins sombre. Il demande de l’assurance.
Quand le porter
Un parfum du soir pour l’hiver, à réserver aux grandes occasions. Une seule pulvérisation suffit, il remplit une pièce.
Classé dans la famille floral, oriental / ambré , Boucheron (femme) fait partie des 18 créations de Boucheron présentées dans notre encyclopédie.