L'histoire de Alaïa
Azzedine Alaïa grandit à Tunis et étudie la sculpture aux Beaux-Arts. Il arrive à Paris à la fin des années 1950 et travaille brièvement chez Dior. Il habille ensuite une clientèle privée depuis son appartement. Sa notoriété explose au début des années 1980 avec des robes moulantes qui sculptent le corps. Il refuse le calendrier de la mode et présente ses collections quand elles sont prêtes. En 2007, la maison passe dans le groupe Richemont. Le parfum arrive tard, en 2015, développé sous licence avec Beauté Prestige International. Marie Salamagne, de Firmenich, le compose à partir d'un souvenir précis du couturier. Azzedine Alaïa meurt en 2017, deux ans après ce lancement.
Une signature olfactive
Alaïa refuse les codes attendus d'un parfum de couture. Pas d'oriental, pas de fleur identifiable au premier nez. Le parfum joue la fraîcheur minérale, comme une pierre mouillée. Le poivre rose ouvre, puis viennent le freesia et la pivoine, très légers. Le fond est fait de muscs et d'une note légèrement cuirée qui rappelle la peau. C'est abstrait, propre sans être savonneux. Certains le trouvent froid. Nous le trouvons plutôt précis.
Quel parfum Alaïa choisir ?
Alaïa s'adresse à celles qui aiment les muscs propres et les parfums minéraux, loin des gourmands. Il se porte en toute saison, au bureau sans problème. Deux ou trois pulvérisations sur la peau suffisent, car il reste assez près du corps. Testez-le plusieurs heures avant de juger : il gagne en chaleur sur la durée. Si vous aimez Alaïa, sentez Narciso Rodriguez For Her, plus sensuel et plus musqué. Pour un minéral encore plus abstrait, Molecule 01 d'Escentric Molecules va dans la même direction.