L'histoire de Repetto
Rose Repetto coud ses premiers chaussons en 1947 pour son fils, le danseur et chorégraphe Roland Petit. Les danseurs de l'Opéra adoptent vite ses modèles. En 1956, elle crée la ballerine Cendrillon pour Brigitte Bardot, qui la porte dans Et Dieu créa la femme. Le chausson sort alors des studios pour descendre dans la rue. Après des années plus difficiles, la marque est reprise en 1999 par Jean-Marc Gaucher, qui la replace sur le terrain de la mode. La parfumerie vient ensuite. Fin 2011, Repetto signe une licence parfum avec Interparfums. Le premier parfum sort en 2013 : une eau de toilette d'Olivier Polge, inspirée d'une danseuse en pointes Carlotta. L'eau de parfum suit en 2014, plus dense et plus chaude. Le parfum pèse peu face aux chaussures dans l'histoire de la maison. Il en garde pourtant le vocabulaire : le satin rose et la poudre de la loge.
Une signature olfactive
L'eau de parfum Repetto s'ouvre sur une prune juteuse, un peu confite. Le cœur réunit la rose et la fleur d'oranger, adoucies par une fleur de cerisier et une amande qui évoque la pâte d'amande. Le fond est ambré, vanille et patchouli en tête, sans la lourdeur d'un oriental classique. On pense à une peau poudrée après le cours plus qu'à la scène. Face à l'eau de toilette de 2013, centrée sur la poire, elle gagne en rondeur ce qu'elle perd en transparence.
Quel parfum Repetto choisir ?
Dans notre base, Repetto est représentée par l'eau de parfum de 2014. Elle plaira si vous aimez les floraux poudrés avec une pointe gourmande, sans tomber dans le sucre franc. Portez-la au printemps ou en automne, avec deux pulvérisations sur la nuque. En plein été, l'amande et la vanille pèsent un peu. Si vous la trouvez trop sage, sentez This is Her de Zadig & Voltaire, plus crémeux et plus boisé. Pour une version plus légère, cherchez plutôt l'eau de toilette de 2013 et sa poire.