Amyris : quelle odeur ?
L’huile d’amyris sent le bois sec et doux, avec une facette balsamique qui évoque le miel ou le baume. On y trouve aussi une pointe légèrement fumée et poivrée. Elle est plus discrète que le santal, moins crémeuse et moins lactée. Sa force tient à sa tenue : elle s’évapore lentement et fixe les notes plus volatiles. Seule, elle reste assez plate. Dans un mélange, elle donne de l’épaisseur aux bois et aux fleurs.
Origine et fabrication
L’amyris (Amyris balsamifera) pousse dans les Caraïbes, notamment en Haïti, et sur les côtes d’Amérique centrale. Il appartient à la famille des Rutacées, celle des agrumes, et non à celle du santal. Son bois était autrefois brûlé comme une torche, d’où son surnom anglais de torchwood. L’huile essentielle s’obtient par distillation à la vapeur du bois et des branches. Elle a longtemps servi de substitut bon marché au santal indien.
L'usage en parfumerie
L’amyris se place au cœur ou en fond, rarement en vedette. Givenchy en a fait un ingrédient récurrent de sa ligne Play : il apparaît au cœur de Play Intense (2008) avec le laurier-rose, puis dans Play for Her et Play for Her Intense (2010) avec le magnolia et le tiaré. Acqua di Parma l’associe à l’oud et à la coriandre dans Colonia Oud (2012). Chez Balmain, Extatic (2014) le pose en fond, avec le santal et le cuir.
Comment la porter
Les parfums à l’amyris se portent en automne et en hiver. L’amyris lui-même ne gêne jamais : ce sont les notes qui l’entourent qui décident de la saison. Il tient bien sur un vêtement en laine.