Angélique : quelle odeur ?
L’angélique a une odeur difficile à classer. Elle commence verte et terreuse, avec un côté céleri et carotte. Puis arrive une note poivrée, presque anisée. Le plus étonnant vient ensuite : un fond musqué, doux et propre. Cette facette lui vient de molécules musquées présentes dans la racine. En parfum, elle donne du relief aux agrumes et de la profondeur aux ambres. Une petite dose suffit, car elle domine vite.
Origine et fabrication
L’angélique officinale (Angelica archangelica) pousse dans le nord de l’Europe, des pays scandinaves aux zones humides de France. Le Marais poitevin est connu pour l’angélique confite de Niort. Les racines et les graines se distillent à la vapeur. L’huile de racine est plus terreuse, celle des graines plus fraîche. La plante aromatise aussi des liqueurs comme la Chartreuse et entre dans de nombreux gins.
L'usage en parfumerie
L’angélique fait le lien entre une tête hespéridée et un fond musqué. Elle aime la bergamote, le néroli et les résines. Neroli Portofino de Tom Ford (2011) l’utilise en fond pour prolonger la fraîcheur. Serge Lutens la glisse au cœur d’Ambre Sultan (1993), où elle allège le benjoin. Angélique Noire de Guerlain (2005) la pose en tête contre une vanille épaisse. Izia de Sisley (2017) la mêle à la rose.
Comment la porter
L’angélique se porte toute l’année selon le parfum qui l’entoure. Neroli Portofino va en été, deux pulvérisations sur la nuque. Ambre Sultan attend l’hiver.