Coumarine : quelle odeur ?
La coumarine sent le foin qui sèche au soleil, avec une douceur d’amande et de vanille légère. On pense aussi au tabac blond et au biscuit. Pure, elle reste assez plate. Dans une formule, elle arrondit tout ce qu’elle touche : la lavande paraît plus douce, les bois plus chauds. Elle tient longtemps sur la peau et laisse une tiédeur sucrée, un peu poudrée, qu’on reconnaît vite une fois qu’on l’a repérée.
Origine et fabrication
La coumarine a été isolée en 1820 à partir de la fève tonka, dont elle tire son nom (cumaru, l’arbre à tonka). Elle existe aussi dans le mélilot, l’aspérule odorante et la cannelle de Chine. En 1868, le chimiste anglais William Henry Perkin réussit sa synthèse. Elle devient alors l’une des premières matières de synthèse de la parfumerie. Son usage est aujourd’hui encadré par les normes de l’IFRA.
L'usage en parfumerie
En 1882, Paul Parquet compose Fougère Royale pour Houbigant avec de la coumarine de synthèse. Le parfum donne son nom à une famille entière : lavande, géranium, mousse de chêne et coumarine. Ce squelette se retrouve dans Jean Paul Gaultier Fleur du Mâle et Montblanc Legend. Yves Saint Laurent La Nuit de l’Homme la pose sous la cardamome et le cèdre. Côté féminin, Mon Guerlain l’associe à la lavande et à la vanille.
Comment la porter
La coumarine accompagne bien l’automne et l’hiver. Les fougères qui en contiennent passent partout, du bureau au dîner. Trois pulvérisations sur la poitrine suffisent pour un sillage net sans excès.
