Notre lecture
Comment sent L'Orpheline ?
L'Orpheline arrive en 2014 dans la ligne noire de Serge Lutens, en haute concentration. Christopher Sheldrake, complice habituel de la maison, le compose. Lutens dévoile peu de notes et préfère un texte sur l'enfance. Le départ est froid et étincelant. Des aldéhydes rendent l'air presque givré et l'encens arrive tout de suite, minéral. Puis le parfum se réchauffe. Le cèdre, un patchouli doux et la coumarine forment un cœur boisé où l'on devine un accord de fougère. Les fleurs sont presque absentes. Le fond est le plus réussi. Ambre gris, Cashmeran et musc donnent une peau douce, comme un pull en laine porté trop longtemps. La comparaison qui vient est Géranium pour Monsieur de Frédéric Malle, pour ce fond poudré et propre. L'Orpheline compte parmi les Lutens les plus tendres, loin des orientaux lourds qui ont fait la réputation de la marque.
Quand le porter
Pour un dimanche d'hiver ou une soirée calme. Une ou deux pulvérisations sur la peau, il reste près du corps.
Classé dans la famille boisé , L'Orpheline fait partie des 31 créations de Serge Lutens présentées dans notre encyclopédie.