Fruits secs : quelle odeur ?
Ouvrez une boîte de dattes et de figues sèches à Noël : c’est cette odeur. Sucrée, un peu collante, presque alcoolisée. Il y a du miel, du rhum, une pointe de tabac blond. Les fruits secs n’ont rien d’acide. Ils épaississent un fond et le rendent plus chaud. Mal dosés, ils deviennent sirupeux. Sur la peau, ils tiennent longtemps et se mêlent bien aux épices et aux résines.
Origine et fabrication
Aucune essence de fruit sec n’est courante en parfumerie fine. L’accord se construit avec des molécules de synthèse sucrées, fruitées et légèrement fermentées. Des absolus comme celui de tabac ou de foin apportent parfois une facette proche. Les épices et les résines complètent l’effet. Le résultat varie d’un parfum à l’autre, de la datte au pruneau.
L'usage en parfumerie
Les fruits secs s’associent au tabac et à la vanille. Le benjoin, le cumin et la cannelle leur vont aussi. Tom Ford Tobacco Vanille (2007) les place en fond, sous le tabac et la fève tonka. Arabie de Serge Lutens (2000) les ouvre avec la figue et l’orange confite, avant le cumin. Chanel Allure Sensuelle (2005) les glisse au cœur d’un floral ambré. Eau Sensuelle de Rochas (2009) les garde en fond, plus discrets.
Comment la porter
Les fruits secs se portent d’octobre à février, le soir. Une ou deux pulvérisations de Tobacco Vanille suffisent pour toute la soirée. En été, ils deviennent écœurants.