Notes ozoniques : quelle odeur ?
Une note ozonique sent l’air vif, le sel et le linge qui a séché au vent. Certaines molécules tirent vers le melon et l’eau de mer, d’autres vers une fraîcheur métallique. L’effet est propre et un peu froid. Dosée finement, la note donne de l’espace à une composition. Trop présente, elle rappelle vite la lessive. Elle tient mieux qu’on ne le croit, surtout sur le tissu.
Origine et fabrication
La molécule fondatrice est la calone, découverte dans les années 1960 par le laboratoire Pfizer. Elle sent la pastèque et l’embrun. Il a fallu attendre la fin des années 1980 pour que les parfumeurs l’utilisent à forte dose. D’autres matières ont suivi, avec des facettes plus aériennes ou plus vertes. Le mot ozonique est surtout une image : l’ozone réel a une odeur piquante qu’on ne cherche pas à reproduire.
L'usage en parfumerie
Les notes ozoniques ont défini les parfums marins des années 1990. Kenzo pour Homme les place au cœur en 1991, avec des notes de bois et d’épices. La vague s’est ensuite étendue aux floraux et aux boisés. Dior Balade Sauvage et Dior Lucky les mettent en tête pour un effet de grand air. Paco Rabanne 1 Million Lucky et Black XS L’Excès for Him les utilisent pour alléger une base sucrée.
Comment la porter
Les notes ozoniques se portent l’été, en journée et après le sport. Elles passent bien au bureau. Par temps froid, elles paraissent vite minces : préférez alors une version plus boisée.