Pamplemousse : quelle odeur ?
Le pamplemousse sent la pulpe rose pressée, avec une amertume qui pique le nez et une vivacité presque pétillante. Une facette légèrement soufrée, qu’on retrouve dans le fruit coupé, lui donne un réalisme saisissant. Sur la peau, il se montre éclatant puis se patine en une fraîcheur boisée, un peu minérale, surtout lorsqu’il est soutenu par des molécules comme la nootkatone. C’est un agrume adulte, moins sucré que l’orange et plus mordant que la bergamote.
Origine et fabrication
Le pamplemousse (Citrus paradisi), né aux Caraïbes au XVIIIe siècle d’un croisement naturel, est cultivé notamment aux États-Unis, en Floride, ainsi qu’en Israël et en Afrique du Sud. Son essence s’obtient par expression à froid des écorces. Sa signature olfactive tient à la nootkatone, molécule boisée et hespéridée, et à un thiol soufré extrêmement puissant ; toutes deux sont aussi produites par synthèse ou biotechnologie, ce qui permet d’intensifier la note.
L'usage en parfumerie
En tête, le pamplemousse donne une attaque nette et moderne. Il se lie au vétiver, au poivre, au gingembre, à la menthe et aux bois ambrés, qui prolongent sa fraîcheur. Terre d’Hermès, créé par Jean-Claude Ellena en 2006, l’associe à une facette minérale et au vétiver ; Bleu de Chanel l’utilise dans une ouverture boisée aromatique, et Coco Mademoiselle de Chanel le pose en tête d’un chypre floral.
Comment la porter
Le pamplemousse se porte surtout au printemps et en été, en journée ; il plaît aux amateurs de fraîcheur tonique, hommes comme femmes.

