Notre lecture
Comment sent Lucky ?
Christian Dior était superstitieux. Selon la maison, il glissait un brin de muguet dans l’ourlet de ses robes pour porter chance aux défilés. Lucky reprend cette histoire. François Demachy le compose pour La Collection Privée, et la plupart des sources datent sa sortie de 2018. Le muguet domine du début à la fin. Il arrive entouré de notes ozoniques qui lui donnent un côté aérien, presque humide. Le cœur l’entoure de fleurs blanches et d’une touche de jasmin, sans jamais lui voler la vedette. Une verdeur végétale rappelle la tige fraîchement coupée. Le fond reste léger, sur des muscs propres. L’ensemble est simple et linéaire. C’est sa force, et c’est aussi sa limite. Diorissimo, le grand muguet signé Edmond Roudnitska en 1956, reste la référence de la maison. Lucky paraît plus transparent et plus moderne que lui, mais moins riche.
Quand le porter
Un parfum de printemps par excellence, à porter le 1er mai et bien au-delà. Il convient au bureau, mais il faut en remettre après quelques heures.
Classé dans la famille floral , Lucky fait partie des 56 créations de Dior présentées dans notre encyclopédie.