Notre lecture
Comment sent Ma Dame ?
Francis Kurkdjian, déjà auteur du Mâle, signe Ma Dame pour Jean Paul Gaultier en 2008. Le parfum reprend le célèbre buste en verre de la maison, cette fois en rose vif. La cible est plus jeune que celle de Classique. L’ouverture est acide : un zeste d’orange et une grenadine qui rappelle le sirop de l’enfance. Le côté pétillant domine la première heure. Le cœur pose une rose de velours sur des notes florales poudrées. Le fond descend vers le cèdre et le musc, crémeux et doux. Les critiques de l’époque l’ont jugé synthétique. C’est vrai qu’il sent davantage le bonbon que la fleur. Face à Classique, Ma Dame abandonne la vanille et l’ambre au profit du fruit. Il garde pourtant un air de famille dans sa douceur poudrée. On le trouve aujourd’hui difficilement en boutique, et les flacons circulent surtout entre collectionneurs.
Quand le porter
Un parfum de jour pour le printemps, plutôt pour le week-end. Deux pulvérisations suffisent, le musc reste longtemps sur les vêtements.
Classé dans la famille floral, fruité , Ma Dame fait partie des 14 créations de Jean Paul Gaultier présentées dans notre encyclopédie.