Notre lecture
Comment sent Happy ?
Clinique lance Happy en 1997, avec un nom qui annonce tout le programme. Rodrigo Flores-Roux et Jean-Claude Delville le composent à quatre mains. Le départ sent le zeste pressé : bergamote, pamplemousse et mandarine, avec une feuille de laurier qui ajoute un fil vert. Delville a raconté avoir forcé la dose d’un isomère de l’hédione, la molécule qui donne au jasmin son côté aérien. On le sent dans le cœur. L’orchidée et le jasmin melati y restent transparents, presque mouillés. Le fond garde des fleurs plutôt que du bois, avec mimosa, magnolia et lys blanc. Rien de lourd ni de boisé. Happy appartient à la vague des parfums frais de la fin des années 1990, aux côtés de CK One sorti trois ans plus tôt. Il est plus fruité que lui et nettement plus pétillant. Les années ont un peu daté son côté soda. Sa bonne humeur reste difficile à prendre en défaut.
Quand le porter
Un parfum de journée pour le printemps et l’été, au bureau comme le week-end. Trois pulvérisations ne sont pas de trop, car les agrumes s’envolent vite.
Classé dans la famille floral, fruité , Happy fait partie des 4 créations de Clinique présentées dans notre encyclopédie.