Notre lecture
Comment sent L'Homme ?
Lanvin lance L’Homme en 1997, une eau de toilette masculine à une époque où les parfums frais dominaient les rayons. Le départ est classique : bergamote, mandarine et néroli. Ils sentent l’eau de Cologne d’un père bien rasé. Le cœur est plus intéressant. La lavande s’y mêle à la menthe et à la sauge, avec du poivre et de la cardamome pour l’épicer. On obtient une fraîcheur aromatique qui pique un peu, sans le côté barbier des fougères. Le fond passe au santal, à l’ambre et à la vanille, avec un musc discret. C’est là qu’il devient doux, presque crémeux. L’ensemble reste lisible et poli, sans recherche d’effet. À côté de Dior Homme ou de Terre d’Hermès, plus récents, il paraît daté. Mais face au Cool Water de Davidoff, il offre plus de chaleur en fond. Son vrai atout est son prix, souvent très bas pour un parfum aussi propre. Il a vieilli, mais sans s’abîmer.
Quand le porter
Un parfum de bureau pour le printemps et l’automne. Trois pulvérisations le matin restent discrètes jusqu’au déjeuner, puis s’effacent.
Classé dans la famille floral, boisé, musqué , L'Homme fait partie des 14 créations de Lanvin présentées dans notre encyclopédie.