L'histoire de Jean-Louis Scherrer
Jean-Louis Scherrer se destinait d'abord à la danse. Une chute le pousse vers la mode. Diplômé de la Chambre syndicale de la couture, il entre chez Dior en 1956 et y côtoie Yves Saint Laurent. En 1962, il ouvre sa maison rue du Faubourg-Saint-Honoré. Sa première collection est présentée dans une cave. Au début des années 1970, il s'installe au 51 avenue Montaigne. La maison se diversifie ensuite avec le prêt-à-porter et les parfums. Le premier, Scherrer, sort en 1979. Scherrer 2 suit en 1986. En 1990, la maison passe sous contrôle japonais, et le couturier en est écarté en 1992. La dernière boutique de l'avenue Montaigne ferme fin 2008. Jean-Louis Scherrer meurt en 2013. Ses parfums restent vendus à petit prix.
Une signature olfactive
Les deux parfums Scherrer racontent deux décennies. Le premier, en 1979, est un chypre floral vert. La violette, la rose et le jasmin y reposent sur le santal, l'ambre et le vétiver. Il a la tenue droite des parfums de couture de l'époque. Scherrer 2, en 1986, glisse vers l'oriental floral. Il est plus rond et plus chaud, dans l'esprit opulent du milieu des années 1980. Aucun des deux ne cherche la mode du moment. On y sent une élégance de salon, un peu sévère pour le premier.
Quel parfum Jean-Louis Scherrer choisir ?
Si vous aimez les chypres verts et la violette, commencez par Jean-Louis Scherrer, le parfum de 1979. Il convient au bureau et aux journées fraîches. Scherrer 2 est plus généreux, à porter le soir et en hiver. Ces deux références se trouvent encore à prix bas, ce qui permet de découvrir la parfumerie des années 1980 sans grande dépense. Les formules ont été retouchées depuis leur lancement. Une seule pulvérisation suffit pour Scherrer 2.