L'histoire de Jacomo
Jacomo est née dans les années 1970, dans un petit laboratoire de la région parisienne. La maison ne vient ni de la mode ni de la joaillerie. Elle fait du parfum, et seulement du parfum. Silences sort en 1978. C'est un chypre vert, discret et mousseux, à contre-courant des parfums puissants qui arrivent à la même époque. Jacomo de Jacomo suit en 1980 pour les hommes, dans un flacon bleu-gris attribué à Philippe de Givenchy. Le parfum s'impose dans les années 80 comme un boisé chaud, très reconnaissable. Parfum Rare suit en 1985, puis Paradox à la fin des années 1990. Silences est relancé en 2004 avec un nouvel habillage. La marque reste aujourd'hui confidentielle, mais ses deux classiques ont gardé un public fidèle.
Une signature olfactive
Jacomo pratique une parfumerie classique, bien construite et sans effet de mode. Silences est le plus délicat. Il s'ouvre sur une note verte et amère de galbanum, puis passe à des fleurs fraîches et à un fond de mousse. Le nom dit bien l'idée : un parfum qui murmure. Jacomo de Jacomo est son opposé. C'est un boisé oriental masculin, épicé et chaleureux, qui porte loin. Les deux appartiennent à leur époque, sans chercher à la cacher. Ils ont été reformulés, comme presque tous les parfums de cette génération.
Quel parfum Jacomo choisir ?
Silences s'adresse à celles qui aiment les chypres verts à l'ancienne, ceux qu'on trouve de moins en moins. Il convient au printemps et au bureau, en deux pulvérisations. Jacomo de Jacomo plaira aux hommes qui regrettent les boisés des années 80. Portez-le en automne ou en hiver, avec modération, car il tient longtemps. Les deux sont bon marché, ce qui permet de tester sans risque. Si Silences vous plaît, sentez Chanel N°19, plus iris et plus cher. Pour Jacomo de Jacomo, comparez-le à Antaeus de Chanel, plus cuiré.