Tubéreuse : quelle odeur ?
La tubéreuse sent la fleur blanche épanouie, à la fois crémeuse et verte : lait de coco, beurre, pêche blanche, avec une étonnante fraîcheur camphrée, presque mentholée. Il y a aussi une facette charnelle, légèrement caoutchouteuse, qui lui donne sa sensualité. Sur la peau, elle rayonne longtemps et laisse un sillage généreux, crémeux, qui s’adoucit progressivement dans les muscs et les bois. C’est une fleur de présence, qui ne passe pas inaperçue.
Origine et fabrication
La tubéreuse (Polianthes tuberosa), originaire du Mexique, est aujourd’hui cultivée surtout en Inde, notamment dans le sud du pays, et autrefois à Grasse. Ses fleurs sont traitées par extraction aux solvants pour donner une absolue très coûteuse ; l’enfleurage était jadis la méthode privilégiée. Son odeur associe salicylate et benzoate de méthyle, indole et lactones. Fracas de Robert Piguet, créé par Germaine Cellier en 1948, en a fait une icône.
L'usage en parfumerie
La tubéreuse se place au cœur, où elle domine souvent la composition. Elle s’allie au jasmin, à la fleur d’oranger, à l’ylang-ylang, à la noix de coco, à la vanille et au santal. Carnal Flower de Frédéric Malle en offre une lecture fraîche et verte avec l’eucalyptus et le melon, Poison de Dior la place au cœur d’un oriental ambré, et Good Girl de Carolina Herrera l’associe au café et au cacao.
Comment la porter
La tubéreuse se porte surtout le soir, au printemps comme en été ; elle séduit les amateurs de floraux opulents et affirmés.

