Notre lecture
Comment sent Jean-Louis Scherrer ?
Le couturier Jean-Louis Scherrer lance son premier parfum en 1979, sous son propre nom. Le parfumeur n'a jamais été clairement documenté, et les listes de notes varient d'une source à l'autre. Le squelette ne fait pourtant pas de doute : c'est un chypre floral de la grande époque. L'ouverture est verte et un peu amère. Aldéhydes, galbanum et jacinthe donnent une sensation de tige fraîchement coupée, avec une violette poudrée en arrière-plan. Le cœur réunit œillet, tubéreuse et iris, sur un fond de jasmin et de rose. L'œillet apporte un piquant de clou de girofle qui empêche le bouquet de devenir sage. Le fond est celui des chyprés d'alors : mousse de chêne, vétiver et santal, avec une civette qui réchauffe la peau. Il garde ce côté animal que les parfums actuels n'osent plus. Il partage avec Cristalle de Chanel l'âpreté verte du départ. Le Scherrer devient ensuite bien plus chaud et plus sombre.
Quand le porter
Un parfum du soir et de l'hiver, à porter avec un manteau. Une seule pulvérisation, car la mousse et la civette tiennent toute la nuit.
Classé dans la famille floral, chypré , Jean-Louis Scherrer fait partie des 2 créations de Jean-Louis Scherrer présentées dans notre encyclopédie.