Abricot : quelle odeur ?
L’abricot de parfumerie sent le fruit gorgé de soleil, cueilli un jour trop tard. On y trouve une chair fondante et une rondeur crémeuse qui frôle la confiture, relevées d’un acidulé près du noyau. Comparé à la pêche, il est plus épais et plus orangé. Sur la peau, il se mêle vite aux fleurs blanches et aux muscs. Il peut aussi tirer vers le cuir doux, comme dans l’osmanthus, une fleur dont l’odeur rappelle naturellement l’abricot.
Origine et fabrication
L’abricotier (Prunus armeniaca) doit son nom latin à l’Arménie, d’où les Romains croyaient qu’il venait. Il est en réalité originaire d’Asie centrale et de Chine. Le fruit ne fournit pas d’huile essentielle. Quant à l’huile de noyau, grasse et presque inodore, elle sert de base en cosmétique. Le parfumeur recompose donc l’abricot avec des gamma-lactones comme la gamma-décalactone. L’undécalactone, surnommée aldéhyde C-14, sert aussi bien à l’abricot qu’à la pêche.
L'usage en parfumerie
Le parfumeur place l’abricot en tête pour une ouverture juteuse, ou au cœur pour arrondir les fleurs. Il s’accorde à l’osmanthus, à la fleur d’oranger, au jasmin et à la vanille. Giorgio Beverly Hills l’intègre en 1981 à une ouverture fruitée très chargée qui précède un bouquet de tubéreuse. Hypnotic Poison de Dior, signé Annick Menardo en 1998, l’utilise en tête avant l’amande et la vanille. Plus léger, Miss Dior Blooming Bouquet le glisse en tête avant la pivoine et la rose.
Comment la porter
L’abricot se porte de la fin du printemps à l’automne, en journée surtout. Amor Amor de Cacharel reste plus juvénile qu’Hypnotic Poison, qu’on réserve aux soirées d’hiver.

