Akigalawood : quelle odeur ?
Là où le patchouli sent la cave et le camphre, l’Akigalawood garde le bois et retire presque toute la terre. Reste un boisé sec et poivré, à peine fumé, qu’on rapproche volontiers de l’oud. Il n’a pas l’animalité du bois d’agar. Sur la peau, il s’installe lentement et tient des heures en fond, comme un socle. Il apporte du relief aux accords gourmands sans les alourdir.
Origine et fabrication
L’Akigalawood est ce que l’industrie appelle un captif : une matière réservée aux parfumeurs de la société qui l’a mise au point, ici Givaudan. Il est obtenu à partir de l’huile essentielle de patchouli, transformée par un procédé biotechnologique. Ce n’est donc ni une huile essentielle classique ni une molécule bâtie de toutes pièces par la chimie. Le patchouli dont il dérive vient de Pogostemon cablin, cultivé surtout en Indonésie.
L'usage en parfumerie
L’Akigalawood se place en fond, où il prolonge les bois et les résines. On le marie au patchouli naturel, au cèdre et au labdanum, ou à des notes gourmandes comme la datte et la praline. Explorer de Montblanc, en 2019, l’emploie en fond d’un boisé aromatique. Khamrah de Lattafa s’en sert en 2022 pour sécher une base très sucrée. Oud Maracujá de Maison Crivelli et Guidance d’Amouage, tous deux de 2023, l’associent au ciste. La matière est devenue un marqueur de la niche récente.
Comment la porter
L’Akigalawood se porte d’octobre à avril, et sa tenue permet de vaporiser les vêtements. Khamrah, très puissant, se contente d’une pulvérisation. Explorer, plus aéré, passe très bien au bureau.