Mimosa : quelle odeur ?
Fermez les yeux devant une branche de mimosa et vous sentirez d’abord une poudre tiède, presque farineuse. Vient ensuite le miel, puis une pointe verte qui rappelle la peau de concombre. Certains y trouvent un peu d’amande. Ce n’est pas une fleur capiteuse comme la tubéreuse : le mimosa reste aérien et duveteux. Sur la peau, il s’arrondit vite et colle aux notes de violette et d’iris. Il tient correctement mais parle bas.
Origine et fabrication
L’espèce utilisée est surtout Acacia dealbata, originaire du sud-est de l’Australie. Introduit sur la Riviera au XIXe siècle, il a colonisé le massif du Tanneron, tout près de Grasse. La floraison arrive en janvier et en février, quand le reste de la garrigue dort encore. Les rameaux fleuris sont traités par extraction aux solvants volatils. On obtient d’abord une concrète, puis un absolu jaune et cireux. Le rendement est faible et le prix suit.
L'usage en parfumerie
Le mimosa se marie volontiers à l’iris et à la violette, avec qui il partage ce grain poudré. Les parfumeurs le doublent souvent de notes synthétiques pour gagner en éclat. Habanita de Molinard le glissait dès 1921 dans un oriental boisé, près de l’héliotrope. Cerruti 1881 pour Femme le place en tête en 1995, au milieu de fleurs fraîches. Dahlia Noir de Givenchy l’ouvre aussi en 2011. Plus solaire, Cassili de Parfums de Marly l’enrobe de prune et de vanille.
Comment la porter
Le mimosa se porte de février à avril, quand la lumière revient. Deux pulvérisations sur un pull fin suffisent, et il reste discret au bureau. Sur peau très sèche, il s’efface vite.
