Myrrhe : quelle odeur ?
La myrrhe s’ouvre sur une amertume résineuse, presque médicinale, puis révèle une chaleur balsamique, des accents de réglisse et d’anis, et une étonnante nuance de champignon et de sous-bois. Plus sombre que l’encens, moins sucrée que le benjoin, elle a quelque chose de sacré et de terreux à la fois. Sur la peau, elle évolue lentement vers un fond chaud, un peu fumé, qui persiste des heures et donne une texture veloutée à la composition.
Origine et fabrication
La myrrhe provient principalement de Commiphora myrrha, arbuste épineux des zones arides de Somalie, d’Éthiopie, du Kenya et de la péninsule arabique. On incise l’écorce pour faire perler une résine qui durcit en larmes rougeâtres. Celles-ci sont distillées en huile essentielle ou traitées en résinoïde. Brûlée dans les temples d’Égypte et citée dans la Bible, elle compte parmi les plus anciennes matières aromatiques connues. L’opoponax, ou myrrhe douce, est une espèce voisine.
L'usage en parfumerie
La myrrhe s’utilise surtout en fond ou au cœur, où elle ancre la composition et prolonge sa tenue. Elle forme avec l’encens un duo liturgique classique et se marie au labdanum, à l’oud, à la rose, à la vanille et au cuir. Epic Man d’Amouage l’associe au géranium et à l’encens, Jubilation XXV Man l’unit à l’opoponax et à l’oud, et Pure XS de Paco Rabanne l’utilise pour réchauffer un fond sucré.
Comment la porter
La myrrhe se porte en automne et en hiver, en soirée ; elle séduit les amateurs de parfums profonds, résineux et contemplatifs.

