Souci : quelle odeur ?
L’huile de tagète surprend. On attend une fleur, on trouve un fruit. Pomme verte, pomme un peu fermentée et une facette de fruit de la passion pas mûr. Vient ensuite une amertume herbacée, presque piquante, qui rappelle la tige écrasée. C’est une odeur verte et acide, qui donne du relief aux fleurs blanches. À forte dose, elle devient âcre. Dans un parfum, elle se perçoit surtout à l’ouverture.
Origine et fabrication
Le souci officinal (Calendula officinalis) est une plante européenne, connue en cosmétique pour ses macérats huileux. Il se distille rarement. Le tagète (Tagetes minuta) vient d’Amérique du Sud et s’est répandu dans le monde entier. Son huile essentielle s’obtient par distillation des parties fleuries, notamment en Égypte et en Inde. Elle est photosensibilisante, et l’IFRA encadre son usage. Dans les deux cas, les marques écrivent souvent « souci » en français.
L'usage en parfumerie
Le souci s’est fait une place dans les grands floraux des années 1980. Montana l’affiche en tête de Parfum de Peau (1986), avec la pêche, la prune et le cassis. Boucheron l’ouvre avec la fleur d’oranger et l’abricot dans son premier parfum féminin (1988). Extravagance d’Amarige de Givenchy (1998) l’associe à la feuille de violette, pour un effet très vert. Plus récent, Light Blue Eau Intense de Dolce & Gabbana (2017) le place au cœur avec le jasmin, juste après la pomme Granny Smith.
Comment la porter
Les parfums au souci se portent au printemps. Les floraux des années 1980 comme Parfum de Peau restent puissants : une pulvérisation suffit. Light Blue Eau Intense, plus léger, convient à l’été.