Notre lecture
Comment sent Byzance ?
Rochas lance Byzance en 1987, du nom de l’ancienne Constantinople. Nicolas Mamounas et Alberto Morillas en composent la formule. Les aldéhydes ouvrent le parfum sur une note savonneuse, entourée de cardamome, de basilic et d’agrumes. L’œillet y ajoute une pointe poivrée. Le cœur est un bouquet dense de tubéreuse, de rose turque, de jasmin et d’ylang-ylang. L’iris le rend poudré. Au fond, santal et vanille rencontrent l’héliotrope, qui donne une douceur d’amande. Les classifications hésitent entre chypre floral et oriental épicé, ce qui dit bien son caractère hybride. L’effet rappelle Rive Gauche d’Yves Saint Laurent, autre floral aldéhydé savonneux, en plus épicé et plus lourd. Il est devenu difficile à trouver. La première minute peut surprendre par son côté savon de Marseille. Patience : une fois les aldéhydes retombés, la tubéreuse et la rose prennent une rondeur presque crémeuse. La cardamome reste en filigrane jusqu’au fond et donne au parfum sa chaleur particulière.
Quand le porter
Un parfum du soir, pour les grandes occasions d’hiver. Une seule pulvérisation suffit, car les aldéhydes portent loin.
Classé dans la famille floral, chypré , Byzance fait partie des 21 créations de Rochas présentées dans notre encyclopédie.