Notre lecture
Comment sent Elixir des Merveilles ?
Hermès complète la famille Merveilles en 2006 avec cet Elixir, après Eau des Merveilles en 2004 et Parfum des Merveilles en 2005. Jean-Claude Ellena en signe la formule, qui n’a presque rien à voir avec l’eau d’origine. Le départ sent l’écorce d’orange confite sous un caramel blond. Vient ensuite un accord biscuité de vanille, de fève tonka et de lait, plus pâtissier que sucré. Le fond est plus sec qu’on ne le croit. Santal, encens, baumes du Pérou et du Siam s’y mêlent au chêne et au patchouli. On pense à un gâteau à l’orange rangé dans une boîte en cèdre. Face à Eau des Merveilles, saline et ambrée, l’Elixir est plus chaud et plus gourmand. Il ne tombe jamais dans le sucre d’Angel de Thierry Mugler. Sur la fin, la tonka reste la note la plus nette. Elle s’accroche à la laine pendant des jours.
Quand le porter
Un parfum d’hiver pour les soirées au coin du feu ou les dimanches en manteau. Deux pulvérisations sur l’écharpe tiennent jusqu’au lendemain.
Classé dans la famille oriental / ambré, boisé , Elixir des Merveilles fait partie des 47 créations de Hermès présentées dans notre encyclopédie.