Notre lecture
Comment sent Lacoste pour Femme ?
Olivier Cresp signe Lacoste pour Femme en 2003, une eau de parfum très éloignée de l’image sportive de la marque. Le départ surprend. Le poivre et le freesia donnent une note vive, presque alcoolisée, qu’un critique compare à un cabinet de pédiatre. Elle s’efface en quelques minutes. L’héliotrope prend alors le centre de la scène, poudré et mielleux, avec son odeur de guimauve et d’amande douce. Le jasmin, la rose et l’hibiscus restent discrets autour de lui. L’ambrette ajoute une chaleur musquée. Le fond est le moment le plus réussi : un accord de peau veloutée sur du cèdre et du santal, avec un fil d’encens qui le rend moins sucré qu’on ne le croit. Certains revendeurs ajoutent du daim et de la pomme à la liste, ce qui colle bien à la texture du sillage. C’est un parfum feutré, plus étrange qu’il n’en a l’air.
Quand le porter
Pour le bureau, le printemps ou les jours gris d’automne. Trois pulvérisations restent raisonnables car il projette modérément.
Classé dans la famille floral, boisé, musqué , Lacoste pour Femme fait partie des 14 créations de Lacoste présentées dans notre encyclopédie.