Notre lecture
Comment sent Ultraviolet ?
Paco Rabanne lance Ultraviolet en 1999, dans un flacon violet à l’allure futuriste qui colle bien à l’univers du couturier. Jacques Cavallier en signe la formule. Le départ est épicé, ce qui surprenait pour un féminin de l’époque. On y trouve du poivre et du piment. La coriandre et une amande fraîche reposent sur un bois de rose brésilien. Le cœur adoucit le propos. La violette et l’osmanthus, qui sent l’abricot et le cuir doux, rejoignent une rose et un jasmin plus classiques. Le fond est franchement oriental : vanille, patchouli, ambre et cèdre. Il est chaud et un peu poudré. Il tient aussi longtemps. Ultraviolet se situe quelque part entre Angel de Mugler pour le patchouli et un ambré épicé plus sec. Il n’a pas le caramel d’Angel, ce qui le rend plus facile à porter. Avec le recul, c’est l’un des féminins les plus curieux de la fin des années 1990.
Quand le porter
Un oriental pour les soirées d’hiver. Deux pulvérisations sur la poitrine suffisent, car le fond vanillé gagne en volume avec la chaleur du corps.
Classé dans la famille oriental / ambré, boisé , Ultraviolet fait partie des 35 créations de Paco Rabanne présentées dans notre encyclopédie.