Notre lecture
Comment sent Chergui ?
Chergui sort en 2001, réservé d’abord au salon du Palais Royal. Il faut attendre 2005 pour le voir en dehors de Paris. Christopher Sheldrake le compose avec Serge Lutens et le baptise du nom du vent sec qui souffle sur le Maroc. La maison ne cite que trois matières : immortelle, cuir de Russie et foin. Le départ sent justement le foin coupé et l’immortelle, avec son côté sirop d’érable. Une rose discrète passe en arrière-plan. Au cœur, le miel et le tabac blond prennent toute la place. On croit ouvrir une boîte de cigares en bois. L’encens et le musc ajoutent un voile poudré. Le fond reste longtemps sur l’ambre, le santal et un cuir assez doux. Face à Tobacco Vanille de Tom Ford, Chergui paraît moins sucré et plus sec. Il sent davantage la grange que la pâtisserie.
Quand le porter
Un parfum d’hiver, à porter le soir ou le week-end. Une ou deux pulvérisations suffisent, car il diffuse fort pendant les deux premières heures.
Classé dans la famille oriental / ambré , Chergui fait partie des 31 créations de Serge Lutens présentées dans notre encyclopédie.