Notre lecture
Comment sent Sa Majesté la Rose ?
Sa Majesté la Rose sort en 2000, dans les premières années où Serge Lutens confie ses idées à Christopher Sheldrake. Le titre annonce la couleur : la rose occupe tout l’espace. L’ouverture surprend par une camomille légèrement herbacée et un litchi juteux, qui donnent à la fleur un air de fruit frais. Vient ensuite l’absolue de rose du Maroc. Elle sent le pétale froissé entre les doigts, avec un géranium vert qui rappelle la tige. Le clou de girofle ajoute une pointe chaude et un peu piquante. En fond, le bois de gaïac apporte une fumée sèche. Le miel et le musc blanc arrondissent l’ensemble sans le sucrer à l’excès. Comparé à Paris d’Yves Saint Laurent, autre grande rose mais plus poudrée et violette, Sa Majesté la Rose paraît plus brute. Elle est aussi plus moderne. Sa limite tient à sa linéarité : après une heure, elle ne bouge presque plus.
Quand le porter
Une rose pour le printemps et les jours doux d’automne, aussi juste un dimanche qu’à un dîner. Deux pulvérisations suffisent, le girofle se remarque vite dans une pièce fermée.
Classé dans la famille floral , Sa Majesté la Rose fait partie des 31 créations de Serge Lutens présentées dans notre encyclopédie.