Notre lecture
Comment sent Vétiver Oriental ?
Serge Lutens et Christopher Sheldrake créent Vétiver Oriental en 2002 pour les Salons du Palais Royal. Le parfum sort brièvement à l’export en 2004, puis retourne en exclusivité. Le nom trompe un peu. Le vétiver est bien là, mais il joue ici sa carte douce, presque gourmande. Le départ est vert et amer. Une note de sève se mêle à l’iris pallida, avec la fraîcheur d’une racine qu’on vient de déterrer. Le cœur prend un virage étrange. Le bois de gaïac apporte une fumée caoutchouteuse et le cacao sec une amertume terreuse. Une douceur de réglisse traverse le tout. Le fond est chaud et salé, comme une peau au soleil. Labdanum, ambre et santal s’y fondent dans les mousses, avec un musc discret. Comparé au Vétiver de Guerlain, celui-ci est bien moins sec et beaucoup plus sombre. C’est un vétiver de Lutens : on ne le choisit pas pour sa fraîcheur.
Quand le porter
Un parfum d’automne et d’hiver, trop dense pour l’été. Une pulvérisation sur un pull suffit pour la journée.
Classé dans la famille oriental / ambré, boisé , Vétiver Oriental fait partie des 31 créations de Serge Lutens présentées dans notre encyclopédie.