Rose blanche : quelle odeur ?
Pensez à une rose cueillie le matin, encore couverte de rosée. La rose blanche sent la pétale froide et verte, un peu citronnée, sans le miel ni le côté fruit confit des roses rouges. Elle a quelque chose de savonneux et de propre. Sur la peau, elle reste discrète et se fond vite dans les muscs. C’est une rose pour ceux qui n’aiment pas la rose.
Origine et fabrication
Il n’existe pas d’essence de rose blanche vendue comme telle. Les essences et absolues de rose viennent surtout de Rosa damascena et de Rosa centifolia, des roses roses. La rose blanche est donc un accord : on part de molécules de rose comme l’alcool phényléthylique ou le citronellol, puis on éclaircit avec des notes vertes, aqueuses ou hespéridées. Le nom évoque une couleur plus qu’une variété botanique.
L'usage en parfumerie
La rose blanche sert à fleurir un parfum sans l’alourdir. Elle s’associe au nénuphar, au jasmin, aux agrumes et aux musques. L’Eau par Kenzo (1996) la noie dans un accord aquatique avec la pêche blanche et la menthe. Rumeur de Lanvin (2006) la place parmi le magnolia et les aldéhydes, dans une veine plus musquée. Chez Serge Lutens, Fleurs d’Oranger (1995) la glisse derrière la fleur d’oranger et la tubéreuse, où elle tempère le cumin.
Comment la porter
Parfait pour le printemps et l’été, au bureau comme le week-end. Ces parfums sont légers : prévoyez de revaporiser à midi, car L’Eau par Kenzo ne tient guère plus de quatre heures.