Notre lecture
Comment sent Jules ?
Deuxième parfum masculin de Dior après Eau Sauvage, Jules sort en 1980. Jean Martel en compose la formule, et les publicités illustrées par René Gruau vendent un homme sportif et aventureux. Le parfum, lui, raconte autre chose. L’ouverture est verte et aromatique. Bergamote, estragon, basilic et lavande s’y croisent. Une pointe de cumin lui donne un côté peau, presque sueur, très typique de l’époque. Le cœur mêle jasmin, œillet, rose et cyclamen sur un santal crémeux. Le fond est le plus marquant : mousse de chêne, cuir et cèdre. La fève tonka, l’ambre et le musc l’arrondissent. On se situe entre le fougère classique et le floral vert. Comparé à Eau Sauvage, Jules est plus sombre et beaucoup plus animal. François Demachy l’a reformulé en 2016 avec davantage de galbanum. La version actuelle est plus verte et moins charnelle.
Quand le porter
Un parfum d’automne et d’hiver, pour le bureau comme pour le soir. Deux pulvérisations, pas davantage, car le cumin peut vite déranger.
Classé dans la famille fougère, aromatique , Jules fait partie des 56 créations de Dior présentées dans notre encyclopédie.