Notre lecture
Comment sent Dioressence ?
Dior commande Dioressence à Guy Robert en 1969 pour accompagner une collection de fourrures. La publicité le présente comme « le parfum barbare ». Selon une anecdote rapportée par Luca Turin, Robert serait parti d’un morceau d’ambre gris et d’un savon parfumé à la Miss Dior. Les aldéhydes et la bergamote ouvrent sur un éclat savonneux. Le cœur est dense : jasmin, rose, violette et ylang. Une pointe de cannelle le relève. Le fond fait la réputation du parfum. Patchouli, mousse de chêne et ambre gris donnent une chaleur animale presque charnelle. Le benjoin et l’iris l’arrondissent. Max Gavarry le retravaille en 1979, puis François Demachy le reprend en 2010. La version actuelle est beaucoup plus légère, avec une rose savonneuse posée sur la mousse. Face à Miss Dior de 1947, son aîné direct, Dioressence est plus chaud et plus sensuel. Les deux partagent cette verdeur moussue qui signe les chypres de la maison.
Quand le porter
Un parfum de soirée d’hiver, sur un manteau ou au creux du cou. Une ou deux touches suffisent en vintage, comptez le double pour la version actuelle.
Classé dans la famille chypré , Dioressence fait partie des 56 créations de Dior présentées dans notre encyclopédie.