Notre lecture
Comment sent Un Jardin après la Mousson ?
Troisième volet de la série des Jardins d’Hermès, Un Jardin après la Mousson sort en 2008. Jean-Claude Ellena, alors parfumeur maison, y décrit un jardin indien après la pluie. Le départ pique un peu. Gingembre et citron vert donnent une fraîcheur verte, presque aqueuse, comme une tige qu’on vient de casser. Le cœur est le plus étrange de la série. Poivre, coriandre et cardamome restent légers et transparents, tandis que des notes d’eau créent une impression de melon un peu déroutante. Le fond repose sur un vétiver propre et sur la longose, une fleur de gingembre au parfum doux. Pas de terre humide ici. On sent plutôt une chaleur moite qui retombe lentement. À côté d’Un Jardin sur le Nil, plus fruité avec sa mangue verte, celui-ci paraît plus épicé et plus abstrait. Le blog Persolaise annonçait son arrêt en 2023, sans confirmation officielle de la maison.
Quand le porter
Un parfum pour les étés humides, parfait les jours d’orage ou dans un bureau surchauffé. Vaporisez généreusement, car la tenue dépasse rarement quatre heures.
Classé dans la famille hespéridé, aromatique , Un Jardin après la Mousson fait partie des 47 créations de Hermès présentées dans notre encyclopédie.