Notre lecture
Comment sent Silences ?
Jacomo lance Silences en 1978. Les sources attribuent la formule à Gérard Goupy, associé à Jean-Claude Niel. Le contexte est celui des grands chypres verts de la décennie. Le galbanum attaque sans prévenir, tranchant et presque amer. Il est entouré de notes vertes, de bergamote, de citron et d’un peu de fleur d’oranger. L’effet rappelle une tige qu’on casse entre les doigts. Au cœur, les fleurs restent froides. L’iris et la rose s’associent au muguet et à la jacinthe dans un bouquet un peu métallique. Le jasmin reste plus discret. Le fond devient sec et poudré. La mousse, le cèdre et le santal donnent une impression de lichen, adoucie par le musc. La comparaison avec le N°19 de Chanel, sorti en 1970, revient sans cesse. Silences est un peu plus chaud dans le fond et moins hautain. Certains le surnomment le N°19 du pauvre. C’est injuste, il a sa propre austérité.
Quand le porter
Pour le bureau au printemps ou une journée fraîche d’automne. Une pulvérisation sur chaque poignet, le galbanum porte loin.
Classé dans la famille chypré, vert , Silences fait partie des 2 créations de Jacomo présentées dans notre encyclopédie.