Notre lecture
Comment sent Féerie ?
Antoine Maisondieu signe Féerie pour Van Cleef & Arpels en 2008. Le départ joue l’acidité : mandarine, orange et cassis, avec une sève verte qui pique un peu. Les communiqués de lancement parlaient plutôt de baies rouges, et c’est bien un fruit rouge un peu aigre qu’on perçoit sur la mouillette. La violette passe ensuite au premier plan. Elle est sucrée comme un bonbon ancien, adossée à un jasmin léger et à une rose discrète. Le fond change de registre. L’iris apporte une poudre froide, presque cosmétique, que le vétiver assèche et que le musc adoucit. Rien ici ne crie. On le rapproche volontiers d’Insolence de Guerlain pour le duo violette et fruits rouges, mais Féerie est plus vert et beaucoup moins tapageur. L’eau de parfum d’origine se fait rare et sa production actuelle n’est pas confirmée.
Quand le porter
Un parfum de printemps, pour le bureau ou un déjeuner. Trois pulvérisations ne sont pas de trop, car il reste assez près de la peau.
Classé dans la famille floral, boisé, musqué , Féerie fait partie des 23 créations de Van Cleef & Arpels présentées dans notre encyclopédie.