Notre lecture
Comment sent La Couche du Diable ?
Serge Lutens lance La Couche du Diable en 2019, avec Christopher Sheldrake à la composition comme pour presque tout le catalogue de la maison. L’ouverture est chaude et presque alcoolisée : orange, mandarine, cannelle et safran. On pense à un vin chaud. Puis la rose et le labdanum prennent la place. Une note métallique apparaît alors, comme un goût de sang. Le fond se fait plus austère. L’oud reste une ombre et ne domine jamais. L’ambre, les bois et le musc donnent une chaleur sèche, assez proche de la peau. La tenue est longue mais le sillage reste discret. C’est un Lutens de saison froide, plus rugueux qu’aimable. Ambre Sultan reste le classique ambré de la maison. Comparé à lui, La Couche du Diable est plus épicé et moins herbacé, avec une rugosité boisée en plus.
Quand le porter
Pour l’hiver et les soirées, sur une peau qui aime les épices. Deux pulvérisations suffisent, sur le cou et les poignets.
Classé dans la famille oriental / ambré, boisé , La Couche du Diable fait partie des 31 créations de Serge Lutens présentées dans notre encyclopédie.