Notre lecture
Comment sent The Dreamer ?
The Dreamer arrive chez Versace en 1996, avec Jean-Pierre Béthouart à la formule. Il prend le contre-pied des masculins frais et marins de la décennie. Le départ est herbacé : genièvre, armoise et estragon, avec une lavande qui reste en retrait. On sent les herbes amères d’un pré en fin d’été. Le cœur repose sur une fleur de tabac, pas une feuille séchée. Elle a quelque chose de doux et de foin chaud. L’iris la rend plus poudrée. Le lys et la rose ajoutent une touche florale inhabituelle pour un parfum d’homme de l’époque. Au fond, la fève tonka et l’ambre donnent une chaleur sucrée sans lourdeur. Comparé à Jazz Club de Maison Margiela, The Dreamer est plus herbacé et beaucoup moins boozy. La formule a été retouchée vers 2010 et les listes de notes varient selon les sources.
Quand le porter
Un parfum de saison froide, assez discret pour la journée et assez doux pour un dîner. Trois pulvérisations sur la poitrine, car il reste proche de la peau.
Classé dans la famille fougère, aromatique , The Dreamer fait partie des 14 créations de Versace présentées dans notre encyclopédie.