Notre lecture
Comment sent Body Kouros ?
Annick Ménardo compose Body Kouros en 2000 pour Yves Saint Laurent. Le nom renvoie au Kouros de 1981, mais les deux parfums n’ont presque rien en commun. Le départ est froid et un peu médicinal : l’eucalyptus monte d’abord, camphré et sec. L’encens arrive presque en même temps. Sa fumée gagne du terrain à mesure que la fraîcheur retombe. Les listes de notes varient beaucoup d’une source à l’autre. Certaines citent l’anis étoilé, la muscade et la cannelle, d’autres du cèdre et de la sauge sclarée. Sur peau, on perçoit surtout une épice douce et des bois discrets. Le benjoin, lui, fait l’unanimité. Il donne au fond une douceur poudrée et vanillée, que la fève tonka et une touche de caramel renforcent selon certaines listes. Le résultat est un oriental épicé plus doux que ne l’annonce l’ouverture. Plusieurs critiques signalent une reformulation liée à un changement de flacon.
Quand le porter
En automne et en hiver, plutôt le soir. Deux pulvérisations suffisent, et mieux vaut éviter de le porter plusieurs jours de suite tant le benjoin finit par sucrer.
Classé dans la famille oriental / ambré, épicé , Body Kouros fait partie des 47 créations de Yves Saint Laurent présentées dans notre encyclopédie.