Notre lecture
Comment sent Ambre Sultan ?
Ambre Sultan naît en 1993 au Palais Royal, dans la boutique de Serge Lutens, avant de rejoindre la ligne plus largement distribuée en 2000. Christopher Sheldrake en signe la formule sous la direction de Lutens. Le départ déroute ceux qui attendent une douceur vanillée. Le laurier, l’origan et la coriandre donnent une note d’herbes sèches presque culinaire, comme un bouquet garni oublié au soleil. Le cœur reste aromatique avec la myrte et l’angélique, tandis que le benjoin commence à réchauffer l’ensemble. Le fond est un ambre sombre et dense. Le labdanum apporte son côté cuiré et animal, le styrax une résine fumée. Le patchouli donne de la profondeur, et la vanille n’arrive qu’ensuite pour arrondir. Le santal lisse les derniers angles. C’est un ambre qui sent la matière brute plutôt que la confiserie, et il a influencé bien des ambrés de niche venus après lui.
Quand le porter
Par temps froid, en soirée ou pour un week-end d’hiver ; une ou deux pulvérisations, il est très puissant. Pour les amateurs de résines qui n’ont pas peur des notes herbacées.
Classé dans la famille oriental / ambré , Ambre Sultan fait partie des 33 créations de Serge Lutens présentées dans notre encyclopédie.